Le Pack Incendie pour tester les toxiques produits lors d’un dégât du feu

L’exposition aux résidus d’incendie présente un risque avéré pour la santé. En effet, les processus de combustion produisent un grand nombre de produits chimiques cancérigènes comme les composés organiques volatils aromatiques (COV) et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP). La suie, le goudron, ainsi que plusieurs résidus de combustion sont aujourd’hui considérés comme cancérigènes pour l’Homme par l’Organisation Mondiale de la Santé.

L’évaluation de la présence de ces molécules toxiques pour l’Homme dans son environnement quotidien, notamment suite à un incendie, est le seul moyen de savoir si cette pollution présente un risque sanitaire significatif. Kudzu Science a développé un kit d’analyse spécifique pour évaluer ce risque en proposant une mesure des résidus de combustion les plus dangereux pour l’Homme dans l’environnement intérieur d’une habitation, de locaux de bureaux, d’un atelier ou d’une industrie.

Comment fonctionne ce kit d’analyse des résidus de combustion après incendie ?

Les résidus de combustion comme les BTEX (Benzène CAS 71-43-2, Toluène CAS 108-88-3, Ethylbenzène CAS 100-41-4 et Xylènes CAS 106-42-3 + CAS 108-38-3 + CAS 95-47-6) et les HAP sont présents dans l’air sous forme gazeuse et dans la poussière sous forme solide. Le matériel nécessaire pour réaliser un prélèvement d’air et un prélèvement de poussière est fourni.

L’échantillonnage de l’air intérieur est réalisé à l’aide d’un capteur passif placé pendant 7 jours consécutifs dans la pièce incendiée. Le dispositif de prélèvement de l’air est ensuite renvoyé à notre laboratoire pour réaliser la mesure des BTEX et du naphtalène (CAS  91-20-3).

La poussière est prélevée à l’aide d’un aspirateur domestique. L’embout fourni doit être placé sur le tuyau de l’aspirateur et le filtre placé sur l’embout selon les instructions d’utilisation. La poussière déposée sur le sol est collectée par aspiration et la quantité est suffisante lorsque le filtre est rempli au moins à la moitié. Le filtre est ensuite renvoyé au laboratoire pour l’analyse de HAP dont le Benzo[a]pyrène (CAS 50-32-8).

Seule une analyse en laboratoire permet d’identifier avec certitude et de mesurer avec précision la quantité de polluants présents dans l’environnement intérieur. Les molécules recherchées sont extraites des échantillons puis analysées avec des instruments de chromatographie couplés à des spectromètres de masse.

Est-il dangereux de rester dans des locaux incendiés ?

Les suies et les gaz de combustion à haute température se sont diffusés dans la pièce incendiée et a minima dans l’ensemble des pièces adjacentes à la zone sinistrée. Un air intérieur avec une odeur de brûlé est généralement une bonne indication de la présence de résidus de combustion. Attention cependant, les résidus de combustion peuvent être présents malgré l’absence d’odeur de brûlé.

Des investigations doivent être réalisées dans ces pièces afin de rechercher si les résidus de combustion y sont présents à des niveaux dangereux pour la santé. Le Pack Incendie vous permet de faire ces mesures en toute simplicité. Si vous avez un doute, vous pouvez demander la réalisation d’une expertise à votre assurance.

Pour préserver sa santé, il est nécessaire de ne pas pénétrer sans protection respiratoire dans les zones incendiées et d’éviter au maximum de vivre dans des pièces adjacentes contaminées. En conséquence, il n’est vraiment pas recommandé de rester vivre ou travailler dans des locaux incendiés. Des effets sur la santé peuvent se manifester à court terme, avec notamment des difficultés respiratoires. Votre assurance peut prendre en charge votre relogement en attendant la fin des travaux.

Est-ce qu’une simple couche de peinture est suffisante après un incendie ?

Après un dégât du feu, un nettoyage rapide et un coup de peinture sont rarement suffisants pour éliminer les résidus de combustion. La décontamination après incendie est une vraie expertise et demande l’intervention de professionnels formés et disposant des compétences pour réaliser l’opération de décontamination après sinistre.

Réaliser une recherche de résidus de combustion avec le Pack Incendie permet dans un premier temps de savoir s’il reste des résidus de combustion à des niveaux dangereux pour la santé. Il permet également de contrôler si le travail des équipes de rénovation a été réalisé selon les règles de l’art.

Comment les professionnels doivent-ils se protéger ?

Les résidus de combustion sont toxiques. Une exposition répétée à de fortes concentrations correspond à une exposition aiguë peut induire une toxicité à moyen terme et nécessite une surveillance de l’exposition professionnelle aux agents chimiques.

Même lors de courtes interventions, le port d’un masque permettant une filtration des particules fines et des composés organiques volatils est nécessaire (Filtre HEPA + Charbon Actif). Ce masque doit couvrir au minimum nez et bouche, et les cartouches filtrantes doivent être changées régulièrement. Il est également recommandé de porter des gants en raison des risques d’exposition par contact cutané.

Pour les interventions de plus longue durée (>30 min), le port d’une combinaison intégrale, d’une protection des yeux et d’un masque sont nécessaires pour se protéger de l’exposition aux résidus de combustion lors de la phase de décontamination.

Un Pack Incendie permet de connaître le niveau de contamination de la zone sinistrée et de prendre en considération les résultats pour adapter les équipements de protection individuels à porter lors des interventions.

Comment doivent être considérées les matériaux mis en déchetterie classique ?

Pour être mis dans une déchetterie classique, les matériaux doivent être considérés comme inerte, c’est-à-dire exempts de polluants pour l’environnement. Ainsi, les matériaux contenant des quantités importantes de COV aromatiques et des HAP ne peuvent pas être considérés comme des déchets inertes et doivent être stockés dans des conditions spécifiques. La teneur maximum acceptable pour les déchets inertes sont de 6 mg/kg pour les BTEX (Benzène, Toluène, Ethylbenzène et Xylènes) et/ou de 50 mg/kg pour les HAP. Selon l’arrêté du 12 décembre 2014 le résultat des tests des matériaux mis en décharge peut être exigé.