Épuration de l’air intérieur : revue technique des solutions

Quelles solutions techniques s’offrent à vous pour traiter votre air intérieur?

Pour diminuer l’exposition aux Composés Organiques Volatils (COV) et aux aldéhydes contenus dans l’air intérieur des habitations, plusieurs axes de recherches ont été évalués :

  •  le contrôle des sources d’émission
  • l’amélioration des systèmes de ventilation
  • et enfin le traitement de l’air intérieur.

Sur le plan du traitement de l’air intérieur, plusieurs solutions de purification sont disponibles pour le grand public :

  1. L’utilisation de matériaux poreux à fort pouvoir adsorbant :

L’objectif de cette technologie est de fixer et de stocker les polluants sur un matériau solide, on dit que le polluant est adsorbé sur le solide. Ce matériau est caractérisé par une grande porosité et une grande affinité pour les polluants de l’air. Les matériaux généralement utilisés sont le charbon actif, des supports poreux synthétiques ou naturels comme les zéolites et les argiles. Ces caractéristiques leur permettent de fixer une grande variété de composés et une grande quantité de polluants. Ce procédé d’épuration est utilisé dans les hottes aspirantes des laboratoires mais requiert de changer le support lorsqu’il arrive à saturation.

  1. L’utilisation de réactions chimiques reposant sur l’oxydation photocatalytique :

Cette technologie utilise également l’adsorption des polluants sur un matériau solide mais elle fait intervenir en plus une réaction physico-chimique au niveau de la surface du solide. Cette réaction utilise la lumière et conduit à la transformation des polluants principalement en CO2 (dioxyde de carbone) et en H2O (eau), non toxiques. Les produits ainsi formés sont ensuite renvoyés vers l’atmosphère. Ce procédé d’épuration présente l’avantage de détruire le polluant et donc d’éviter son stockage. Cependant, son efficacité dépend de l’efficacité du support photocatalytique, de la lumière, de la teneur en oxygène, de l’humidité et de la concentration des polluants. Des travaux sont en cours pour intégrer cette technologie directement dans le revêtement des murs.

  1. L’utilisation de plantes

Le programme Phytair a permis d’étudier l’effet des plantes sur la pollution intérieure et dans l’état actuel des connaissances, les plantes en pot ne constituent pas un moyen efficace pour réduire de manière significative la concentration des COV et des aldéhydes dans l’air intérieur des habitations.